Entretien avec Jérôme Dondey

Nous vous proposons notre premier entretien de la saison avec un acteur du foot américain. Nous espérons pouvoir en publier régulièrement, en rapport ou non avec une actualité brûlante. Nous les envisageons comme un espace permettant de rencontrer certains, parmi ceux, qui donnent de leur temps, de leur énergie pour vivre et faire vivre notre passion commune.

Pour inaugurer la série, nous avons eu envie de poser quelques questions à Jérôme Dondey. Entraîneur principal chez les Molosses Asnières depuis 2010, il a annoncé son départ en juin dernier, à l’issue d’une saison, que l’on peut qualifier de mouvementée, et qui s’est conclue par une relégation en deuxième division.

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crédit photo: Sophia Mulhem

Sans être une véritable surprise, puisque l’idée de sa prise de recul était souvent évoquée depuis quelques saisons, notamment par l’intéressé lui-même, cela reste, malgré tout, une véritable page qui se tourne à Asnières.

Après près de 18 ans passé au sein des Molosses et près de 30 dans le monde du football français, au moment où il vient de s’inscrire dans une nouvelle aventure aux Gaulois de Sannois, nous voulions échanger avec cet homme de terrain, en apprendre davantage sur son parcours, le regard qu’il porte sur celui-ci ainsi que sur notre foot en général ; enfin, et tout simplement, donner la possibilité de connaître un peu l’homme derrière le sifflet.


 

Bonjour Jérôme, peux-tu nous expliquer comment ton histoire avec le football américain a commencé, et ton parcours dans celui-ci ?

J’ai découvert le football américain après un stage linguistique dans la banlieue de Chicago en 1986. Je suis fan des Bears depuis…Mais de l’équipe de ces années-là.
A mon retour en France, j’ai cherché et trouvé un club près de chez moi, les Hurricanes de Meudon (disparus l’année suivante), testé d’autres clubs pendant un moment, pour finir aux Dogues de Suresnes.
Après 7 ans à Suresnes, à la fermeture du club, j’ai rejoint Asnières.
J’y suis resté 18 ans.
Pendant cette période, j’ai été sélectionné en EDF pour une qualification à une coupe d’Europe et une coupe du monde en Allemagne en 2003.
Et cette année, je commence une nouvelle aventure chez les Gaulois.

Pendant que tu jouais, avais-tu déjà en tête de t’orienter, par la suite, vers le coaching ?

Ma première expérience de coaching, je l’ai eu à Suresnes pendant mon service militaire. J’avais du temps libre et l’envie de partager. Je ne jouais pourtant que depuis 3 ou 4 ans.
C’est cette année-là que j’ai coaché et rencontré mon meilleur pote, François Agelan. Il coache aux Mariners de Vannes.
Par la suite, aux Molosses, tout en jouant, j’ai coaché la Oline. Pas simple de coacher et jouer. Tu n’as pas de recul.
En 2002, je me suis lancé dans le coaching des jeunes en rejoignant Sylvain Guyot sur le lancement de la première équipe cadet (une partie de ce groupe était encore dans l’équipe Sr la saison dernière).
En parallèle, j’ai encadré l’équipe universitaire de Paris V (championne en 2011) et lancé l’équipe de Dauphine.
Fait partie du staff de l’équipe de France JR, championne d’Europe en Russie en 2003.
Absent lors de la compétition mais présent tout au long de la préparation de cette belle équipe (j’ai encore beaucoup de contacts avec les joueurs de ce groupe).
J’aime transmettre, faire progresser, faire gagner…
J’ai la pédagogie vissée au corps.

Comment t’es-tu formé, comment t’y prends-tu pour continuer à progresser dans le coaching ? Échanges-tu avec d’autres coachs ? Quels sont les coachs français ou étrangers qui sont, pour toi, des mentors ou dont tu te sens proche ?

Réfléchir c’est ma formation.
Avant de me jeter sur Youtube, je pose les problématiques rencontrées et je réfléchis aux solutions que je peux y apporter. C’est, à mon avis, la meilleure solution.
Et quand tu vois ultérieurement que ta solution est celle conseillée par des « Ricains », tu kiffes. Lol

J’ai échangé saison après saison avec les différents joueurs américains que je côtoyais (j’ai habité 10 ans avec les imports des Molosses). Tommy Corwin, il y a 2 ans m’a énormément appris.
Niveau coachs américains, j’ai 3 mentors.
Coach Robert Tucker et Bryan Greer croisés chez les Molosses en 97/98/99.
Iann Howell chez les Dogues.
Ils m’ont tous les 3 fait progresser et donné l’amour de ce sport.
Le seul coach Français qui m’ait marqué, c’est Coach Miraval en équipe de France.
J’ai beaucoup de respect, par ailleurs, pour Michael Marion et ses connaissances techniques et tactiques.
Je suis, pour finir, un très grand fan de Guy Noves l’ancien entraîneur du stade toulousain et futur manager de l’équipe de France de rugby.

Dans ton rôle de coach, que trouves-tu passionnant ? Et, par ailleurs, quels aspects trouves-tu pesant ?

Ma passion n°1, c’est l’équipe.
Motiver, développer, fédérer un groupe autour d’un projet.
Mon plus beau succès lors de mes 6 années à la tête de l’équipe Sr Molosses, c’est d’être parti d’un groupe de 30 joueurs environ et d’avoir fini avec 2 équipes et 150 licenciés.

Ma passion n°2, c’est la pédagogie.
Voir les joueurs progresser grâce à tes conseils, à tes exercices…
Et avec le sourire si possible !

Il n’y a rien de pesant dans le coaching.
Ce qui pèse, c’est tout ce qui peut se passer à l’extérieur du terrain.

Après chaque fin de saison, depuis plusieurs années, on entendait que tu étais sur le point de te retirer du coaching. A la fin de la dernière saison, tu as annoncé que tu arrêtais. On pensait, alors, que tu allais prendre un peu de recul et de repos (bien mérité) de ce rôle d’entraîneur en chef si prenant. Et pourtant, en septembre, nous découvrons que tu t’étais engagé avec les Gaulois de Sannois. Peux-tu nous dire comment tout cela s’est déroulé ?

Fatigué, déçu, blessé, j’ai donné ma démission de mon poste d’entraîneur SR lors de l’A.G. de fin de saison.
La compétition et les Srs, je n’en pouvais plus. Je voulais repartir sur de la formation et du développement. Retravailler avec les jeunes.
Aucune proposition n’est venue des Molosses, je ne faisais certainement plus parti des plans du bureau.
Les Gaulois sont tout près de chez moi, le club rentre tout à fait dans mes objectifs.
J’ai pris contact avec Michel Bortolotto, le directeur sportif et Head coach SR, nous sommes tombés d’accord.
J’y suis responsable du développement des sections moins de 16 ans, coordinateur O et préparateur physique SR. Et je laisse Le Head Coach gérer la discipline et les sanctions. 😉
Plus de nana, plus de boulot donc du temps à donner.
C’est parti pour au moins 18 ans…

J’avais d’autres contacts dont certains en province. Mais je n’ai pas donné suite pour des questions d’organisation et de famille.

Revenons aux Molosses. En début de saison 2014/2015, sortant d’une finale perdue sur le fil, à Charlety face aux Black Panthers, une parmi les plus belles de ces dernières années, vous avez organisé un combine pour lequel énormément de monde s’est présenté. Vous avez pu renforcer numériquement le groupe. Cependant la saison 2015 a été une saison extrêmement compliquée qui s’est conclue par une relégation. Quelle est ton analyse de ce qui s’est passé ? Avec l’annonce des départs de Marc Bony, Stéphane Mancadiang, et peut-être d’autres à venir, est ce un nouveau cycle qui s’ouvre à Asnières ?

Cette saison 2015/2016 a été terrible.
Mon analyse ? Je la fais toutes les semaines avec mon psy.
Plus sérieusement, j’ai passé les derniers mois à chercher le pourquoi du comment.
Pour moi, cet échec retentissant a de multiples raisons.
Et chacun aura son avis, son analyse.
C’est un mille-feuille de problèmes qui va, au final, complètement déstabiliser ce groupe talentueux.

  • La non inscription au championnat d’Europe.

Le bureau n’avait pas anticipé et n’avait donc pas le budget pour nous y inscrire.
Ça a créé des tensions et de la démotivation chez beaucoup de joueurs et en particulier chez les anciens.

  • Les blessures.

Notre capacité physique à tenir les matchs entiers sans lâcher physiquement était notre force. Nous avions été épargnés par les blessures les saisons précédentes.
Cette saison nous avons payé les arriérés.
Beaucoup de joueurs avaient enchainé tout de suite après la finale sur leur préparation physique (avec l’Europe en motivateur). La fatigue nous a rattrapés.

  • Un manque de coaching staff.

En 6 ans je suis passé de 7 coachs à 3 dont un coach/joueur.
C’est impossible de faire progresser et tenir une équipe dans ces conditions.
Et les renforts, que je remercie pour leur investissement, qui sont venus se greffer durant l’année, ont apporté plus de troubles qu’autres choses au final.

  • les imports.

Le projet de début de saison, 3 imports, était intéressant.
On a eu du mal à trouver un QB et Evan (NDLR: Evan Gehlert, issue de la fac d’Urbana, NCAA Div.II) n’était malheureusement pas au niveau physique à son arrivée et un niveau en dessous de Tommy notre QB de la saison précédente. Il a fait une bonne fin de saison quand même.
Mike Douglas, a joué blessé toute la saison et pas au bon poste. Pourquoi l’ai-je fait jouer OL ??
Garrick (NDLR: Garrick Williams OL Étasunien, naturalisé Écossais issue de la fac de Wake Forest NCAA Div.I) , il a été un super coach mais ne voulait pas jouer surtout en centre. Il venait pour jouer Tackle. Les problèmes dans les tribunes le jour du match contre les Cougars et un message musclé d’un joueur à son égard ont eu raison de sa faible motivation.

  • La gestion des objectifs puis de la défaite.

Pour la première fois en 6 ans, le maintien n’était pas l’objectif de l’équipe.
Tout le monde voulait la Finale.
Tout le monde se voyait de nouveau en Finale.
Mais tout le monde avait oublié qu’avant cela, il y avait du travail à accomplir.
Les sollicitations médiatiques de début de saison ont maintenu le groupe dans cette idée de retour direct à Charlety.
Il n’y a pas pire pour la motivation d’un groupe que de ne pas tenir ses objectifs.

Je n’ai pas su leur apprendre à gérer la défaite.
Au lieu de resserrer les rangs, les doigts ont commencé à pointer.
Il fallait des coupables !!!
Le groupe a explosé, l’unité que je prônais depuis tant d’année a explosé.

Il n’y a pas pire pour la motivation d’un groupe que de ne pas tenir ses objectifs.
J’ai été incapable d’empêcher cela et je n’arrive pas à me le pardonner.

  • Le Head Coach.

Je gardais le meilleur pour la fin. Je n’aurai pas dû faire cette saison supplémentaire. Comme tous les joueurs, j’ai fini la saison avec l’excitation de cette finale à 2 points. J’étais usé par les problèmes de discipline, de tensions avec le bureau, les tensions avec ma compagne et des problèmes de famille.

Mais l’attitude exceptionnelle que l’équipe avait eue lors des 2 matchs de play offs me laissait entrevoir la fin des problèmes de discipline. (Que nenni).
Personne ne s’est présenté pour me remplacer. Alors j’ai ressigné.

Kimmo Kusei_Dondey

crédit photo: Kimnokusei

En Septembre, j’ai fait un « burn out ». Mon cerveau a bloqué mon corps.
Plus d’énergie, des fourmis dans les membres, des crises d’angoisse à se tordre par terre…toute la panoplie.
En 26 saisons de football, j’ai pris des coups, cassé des os, tordus des articulations mais je n’ai jamais été aussi blessé.

La dépression tant que tu n’as pas vécu ça tu ne peux pas comprendre.
Ils sont nombreux à n’avoir pas compris que ce soit au foot ou au boulot. Certaines réactions sont gravées dans ma mémoire et je ne les oublierai ni ne les pardonnerai jamais.

Je pensais être soigné en 6 semaines comme d’habitude pour une blessure physique, je me suis trompé. Je me suis battu un an contre cette merde !

Étant engagé, j’ai voulu et cru que j’allais pouvoir tenir ma place.
A 100%, j’aurais sûrement géré les choses différemment.
Comme j’aime dire à mes joueurs, « allez sur le terrain, vos erreurs sont les miennes ».
Je suis responsable de cet échec.

Ta dernière question sur les Molosses est super douloureuse.
Jamais, je n’avais imaginé même dans mes pires cauchemars quitter ce club. C’était ma famille !

Je ne sais pas si changement de cycle il y aura.
Mais j’espère que la machine continuera à avancer dans la bonne direction.
Je fais confiance aux joueurs pour y veiller.
Partir c’est une chose, mais je ne voudrai pas assister à un naufrage..

Les départs, les Molosses n’en avaient pas eu beaucoup les dernières saisons.
Il y avait, tu l’as noté dans ta question, plus d’arrivées que de départs en général.
(Nous avions une politique de recrutement basée sur la recherche de joueurs à fort potentiel que nous devions former)
Certains de ses départs sont « justifiés ».
Marc est un athlète exceptionnel au comportement exemplaire avec des objectifs de haut niveau.
Il voulait très certainement continuer à jouer en Élite pour les atteindre. Il a fait monter le niveau des Molosses pendant les 7 ou 8 dernières années. Sa blessure, en début de saison dernière, nous a terriblement pénalisé. Les Cougars ont recruté le meilleur receveur français !
Stéphane a un don pour la course balle en main. Sa blessure et la concurrence de Théo Sasa l’a malheureusement privé de temps de jeu. Son départ pour les Cougars est une excellente nouvelle.
Je ne me fais pas de soucis pour eux, ils vont faire se lever les…la tribune de Saint-Ouen-l’Aumône.

Jérôme Lafolie, un ancien de la maison ainsi qu’un ancien entraîneur principal à Asnières, notamment l’année de la montée en 2008 et la saison élite qui a suivi, en charge la saison dernière de l’équipe B, reprendra l’effectif. Est ce une succession préparée ?

Non cela n’a pas été une succession préparée, ou alors (ce qui ne m’étonnerait qu’à moitié) préparée sans moi.
Je pense que le groupe avait besoin de nouvelles têtes mais je souhaite le meilleur à Jérôme et à son staff.

Peux-tu nous expliquer quelle est ta philosophie de coaching ? As-tu la sensation que ton coaching a évolué, et si oui de quelle manière ?

Je n’ai pas vraiment de philosophie.
Je bosse en m’appuyant sur des valeurs essentielles au succès et en mettant le plaisir au centre de mes entraînements.
Mes joueurs doivent être heureux de venir s’entraîner.

Dondey_EDF

crédit photo: AFVH

Plus que le foot, j’aime mes joueurs.
Je suis prêt à tous les sacrifices pour qu’ils s’épanouissent.
Au cours de ma carrière de joueur, j’ai joué à pas mal de positions ; mais principalement en Oline et ce malgré un « petit gabarit ». (J’ai réussi à atteindre 118KGs en 2003 mais au prix d’un taf de fou, 2 ans plus tard je ne pesais plus que 90 kg 😉 ). Mais j’avais une qualité, le sens du sacrifice.
Seuls ceux qui sacrifient leur corps, tout un match durant, pour le succès de leurs coéquipiers peuvent comprendre ça.
Rien ne pouvait se mettre entre moi et mes joueurs.
Ma famille, ma carrière pro en ont souffert.
2 séparations, 2 garçons (merveilleux en aparté) que je vois en pointillé et professionnellement parlant je suis passé de directeur commercial à, tour à tour, chômeur, employé à la ligue, chômeur, presque salarié chez les Molosses, vendeur chez courir, responsable de magasin (J’ai quitté ma boite en fin de saison, je ne supportais plus la foule et les centres commerciaux) pour finir encore aujourd’hui chômeur. Pas glorieux ! (j’ai des projets ne vous inquiétez pas, d’ailleurs si vous cherchez un coach perso, je suis dispo).

Le pire c’est que je ne regrette aucun de ces sacrifices.

Je suis tout sauf un coach tyrannique.
Jouer les matons ne fait pas partie de mes kiffs.
A part un petit major pain par ci par là, il ne faut pas pousser quand même !
Les bonnes équipes ont besoin d’un « chien de garde », les grandes équipes sont autodisciplinées.
La discipline est essentielle dans notre sport.L’esprit est très proche de celui d’une armée en mouvement, la discipline est la première qualité du soldat. Et c’est ce qui manquait à mon équipe. Pourquoi ?

J’ai toujours défendu et protégé mes joueurs, on peut aller jusqu’à dire surprotéger, envers et contre tout.
Il nous fallait des résultats pour faire avancer le projet.

L’attachement. Plus de 15 ans d’aventure commune avec certains joueurs, je les considérai comme mes gamins. Mon jugement était forcément altéré.

J’ai fermé les yeux sur certains débordements, dans l’intérêt de l’équipe, et on l’a payé la saison dernière.
La tension des mauvais résultats a déterré tous les dossiers accumulés. Ça a été l’explosion.

J’ai été obligé de virer 4 joueurs pour débordement. Tous les 4 titulaires et l’un d’eux était un de mes coachs et un de mes meilleurs potes.

Un échec cruel pour moi que j’ai vécu seul.

Jamais le bureau n’est venu face aux joueurs m’appuyer dans mes décisions, ni n’en a pris. Me laissant toute la pression à gérer seul.
Et je finis avec des matchs de suspensions. J’ai été plus sanctionné en tant que coach, les 2 dernières années, qu’en 26 saisons de joueur (2 matchs de suspension, un, pour un uppercut sur un mexicain en coupe d’Europe et un, pour un double cut block « vicieux » contre les Argos).
A chaque début de saison, je commence un petit carnet et un grand cahier.
J’y note mes idées, les problèmes rencontrés, les drills, les discours…
J’accumule, je trie, je garde, je jette…je fais évoluer.
Mon coaching n’est plus le même qu’il y a 15 ans et ne sera plus le même depuis l’année dernière.

Qu’attends et espères-tu de cette nouvelle aventure à Sannois ?

Retrouver du plaisir et apporter mon expérience à ce club historique qui mérite de briller comme il se doit. Le groupe est jeune, attentif et motivé. Et de un U16 en début de saison nous en sommes à 30 !!! Vous entendrez bientôt parler des Gmen !!! 😉
J’espère qu’après avoir lu cette interview, ils ne me jetteront pas de menhirs ! 😉

On aimerait bien connaître ton point de vue sur une caractéristique du football français. Serais-tu d’accord avec l’idée que le niveau des équipes en D1, mais également en D2, est trop dépendant de l’intégration ou du niveau des imports ?

50% du succès des équipes de D2 et D1 dépend du niveau de ses imports.
Mais ils apportent aussi beaucoup, ce n’est malheureusement pas automatique, techniquement et tactiquement.

J’ai connu une époque où ils pouvaient être 3 sur le terrain en même temps.
Avoir réduit à 2, a limité des débordements.
Nous avons besoin d’eux, mais nous ne devons pas sacrifier la formation.
Le niveau français, et celui de son équipe nationale, doit continuer à monter.

Au fil des années, de tous les matches et les entraînements que tu as pu encadrer, au moment de tirer un premier bilan, quelle est ta plus grande satisfaction ?

crédit photo: Thomas Depaepe

crédit photo: Thomas Depaepe

Ma grande satisfaction, c’est d’avoir amené et suivi certains de mes joueurs du cadet à l’élite.
Et, comme écrit plus haut, d’avoir fait passer l’équipe des molosses Sr de 30 à 150 licenciés.
J’en profite pour remercier tous les coachs qui m’auront aidé à réussir cela.

T’intéresses-tu aux championnats européens Allemagne, Autriche ou autres ? Quel est ton point de vue sur l’écart entre ces gros championnats et le notre ?

Je regarde très peu de matchs européens. Ma réponse sur l’écart entre eux et nous, est dans ta question. Ils ont des gros championnats, semi ou pro. Nous ne boxons pas dans la même catégorie.
Je regarde très peu de matchs Européens.
Ma réponse sur l’écart entre eux et nous, est dans ta question.
Ils ont des gros championnats, semi ou pro.
Nous ne boxons pas dans la même catégorie.

Comment vois-tu le foot en France d’ici une dizaine d’années, d’un point de vue structurel aussi bien qu’en terme de niveau de jeu ?

J’ai eu des contacts avec des clubs qui cherchent à se structurer sérieusement. C’est encourageant !
Si la Fédé ne les lâche pas, le nombre de clubs et de pratiquants augmenteront de façon exponentielle.
Le niveau de jeu s’est amélioré depuis 1982, en tant qu’ancêtre, je le confirme.
Et il continuera à le faire.
La formation des jeunes en est la clef.
Voir des jeunes français tenter et réussir outre-atlantique le pari de jouer au football est super encourageant !
On verra si dans 10 ans nous serons passés des encouragements aux félicitations.

Merci Jérôme pour nous avoir accordé cet entretien. On te souhaite tout le bonheur du monde, comme le dit la chanson, pour ce challenge sportif et dans ta vie personnelle. Pour finir, pas de bonne interview sans dédicaces. As-tu une dédicace, un Big up ou un message à faire passer ?

De rien les gars.
Une dédicace ? Une invitation plutôt.
Il y a 2 ans, après la finale perdue, Eclipso, Romain (NDLR: romain Kneubühler, joueur aux Molosses) et moi nous avions mangé un super Grec.
Eclipso, en juin prochain, si les Gaulois sont en finale je t’invite à grailler si on gagne c’est toi qui paye. OK ?

Bonne saison à tous. Faites attention à vous !

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crédit photo: Sophia Mulhem

NDLR: Entretien réalisé par échanges de courriers électroniques.

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