L’Equipe de France, ou les regrets du terrain vague …

Screen-Shot-2015-05-20-at-8.45.19-PM-620x400Le championnat du monde sénior de Canton a fermé ses portes hier, à l’issue d’une finale remportée par les Etats-Unis, face au Japon (59-12). Après un marathon d’une dizaine de jours, l’heure est donc au bilan. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les enseignements sont limités.

Forcément, intéressons-nous en premier lieu à l’équipe de France, dont l’objectif avoué était une place sur le podium, une place que les hommes de Patrick Esumé auraient pu aller chercher, sans un trop grand nombre de turnovers. Face au Mexique, les Français se sont certes inclinés (20-7), mais ont longtemps tenu la dragée haute aux Hispaniques, grâce à une grosse défense et une ligne offensive redoutable au sol. La défaite de l’an passé, face à l’Autriche, avait insisté sur la classe d’écart entre les sélections, et sur la nécessité (aux yeux de la FFFA) d’un changement d’ère. Douze mois plus tard, le futur s’annonce prometteur, avec pour but de confirmer (le maintien du staff notamment), mais surtout de gagner face à un cador.

Hormis la prestation honorable des Tricolores, lors de la finale pour la troisième place, que retenir de ce championnat du monde ? Des surprises ? Des révélations ? La France, elle-même, était classée quatrième nation mondiale dans cette compétition. Devant le Brésil, qu’elle bat, largement. Devant l’Australie, qu’elle bat, encore plus facilement. L’euphorie sera retombée face aux États-Unis, beaucoup mieux classés, et dont le plus petit écart aura été de 24 points lors de leurs quatre succès.

Globalement, les rencontres de Canton auront d’ailleurs été d’un ennui mortel, en raison du niveau extrêmement disparate entre les différentes formations. Seule la rencontre entre l’Australie et le Brésil, le 15 juillet, se sera jouée sur un score d’écart (16-8). Pour le reste, bon nombre de victoires faciles et de démonstrations, dans une compétition pourtant séparée en deux groupes, par souci d’équité.

Le format, justement. A-t-on déjà vu une organisation aussi grotesque, pour ce qui est censé être l’événement majeur du football américain intercontinental ? Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? En voulant impliquer tous les rares participants, jusqu’au bout, les représentants de l’IFAF ont atteint le summum de la confusion organisationnelle. Résultat, un classement qui ressemble à celui-ci:

1. Etats-Unis (Fiche: 4-0)

2. Japon (1-2)

3. Mexique (1-2)

4. France (2-2)

5. Australie (3-1)

6. Corée du Sud (0-3)

7. Brésil (1-2)

Avec donc plus de défaites que de victoires, le Japon et le Mexique terminent sur le podium. Mieux (ou pire selon les points de vue) : la Corée du Sud termine devant le Brésil, sans la moindre victoire, et avec une défaite aux mains des Sud-Américains. En perdant ses deux premiers matches, le dernier de la poule B avait de toute façon un accessit pour jouer la cinquième place. Logique, quand tu nous tiens … Au final, le Mexique, la France et le Brésil auront été les seuls à jouer contre des adversaires différents. Et là où la France a joué quatre matches, pour autant d’équipes adverses, le Japon et la Corée du Sud n’ont joué que trois rencontres, avec deux confrontations inédites.

Impliquée dans un bras de fer qui aura duré plusieurs mois avec l’EFAF, et qui a touché le football américain français, l’IFAF a démontré ces derniers jours que sa réflexion se cantonnait à ses intérêts personnels. Résultat des courses: une compétition délocalisée en urgence, désertée par certaines sélections, déséquilibrée au possible, et relativement confidentielle, compte tenu du faible nombre de spectateurs présents dans le pays du football.

Le Hall of Fame Stadium n’aura jamais aussi mal porté son nom …

2 commentaires

  • Une petite question: comment a été tiré les demi-finales ? J’ai pas suivi la compétition mais en finissant avec 2 victoires la France devaient être une des têtes de série et devait logiquement éviter les USA en demi-finale non ?

  • Ronson

    Le plus drôle, c’est ce qui s’est passé au congrès de l’ifaf… 2 congrès dans le même hotel… Hubert et Wiking sont à nouveau copain… ce qui est fendard qd on se rappelle la situation d’il y a 6 mois. Comme je le lisais sur facebook, après la GFL international, vivement qu’ils créer l’AFVB international !! ^^

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